Comment isoler son toit ?

Isoler un toit est la partie la plus aisée et la plus rentable d’un processus d’isolation d’une habitation. Vous trouverez donc les conseils pratiques pour isoler votre toit. Mais devant la multitude d’isolants qui vous sont proposés, vous devez vous demander lequel est réellement efficace, durable, écologique, bon marché, de qualité, etc. Voici donc un panorama utile des différents isolants qui sont à votre disposition.

La pose de l’isolant d’un toit

Lorsque l’on parle d’isoler un toit, tout le monde s’imagine déjà des hommes perchés sur le toit, à retaper bâches et tuiles sur la maison avant qu’il ne pleuve ou qu’il ne fasse froid. En réalité, cette situation devrait être assez rare.

En effet, soit vous être en train de :

  • construire votre maison ou de rénover votre toit : alors autant en profiter pour isoler à fond. Vous pouvez tout d’abord poser un film de sous-toiture. Ensuite, vous pouvez poser sous les poutres un isolant naturel avec un pare-vapeur en sus, ou un isolant synthétique sans que le pare-vapeur ne soit nécessaire.

  • réaménager votre grenier pour en faire une pièce vivable : alors il faut procéder à l’isolation, mais sans perdre de l’espace ni obstruer le sol. Il faut donc pour cela insérer les panneaux isolants ou les rouleaux de mousse entre les poutres du toit, en veillant bien à les isoler en les scotchant ou en les collant.

  • isoler votre grenier, sans envisager jamais de pouvoir y habiter : cette situation est de loin la plus facile à régler. Il faudra juste déposer sur le sol du grenier soit la mousse, soit les granulés, soit la projection de granulés. Ainsi, vous recouvrer d’un seul tenant tout votre sol. Mais il peut être judicieux de vérifier que l’ensemble est soudé en le recouvrant d’une couche de bitume ou autre liant étanche.

  • isoler une terrasse : cette situation requiert particulièrement de dextérité. En effet, si l’inclinaison de la terrasse n’est pas faite pour évacuer les eaux, ou si l’isolation thermique n’est pas exempte de ponts thermiques, alors votre isolation n’aura été d’aucune utilité. Veillez donc à vous faire assister d’un professionnel pour les étapes sensibles, voire pour tout le chantier. Le revêtement final de la terrasse est, là aussi, primordial : comme l’isolation se fait par l’extérieur, c’est le revêtement qui subit le premier les agressions extérieures.

Les différents isolants possibles pour un toit.

  • La laine de verre : la laine de verre présente l’avantage d’être un très bon isolant thermique, entre 0,030 et 0,040. Mais aussi, ses qualités sonores sont remarquables, puisqu’elle étouffe efficacement les bruits en provenance de et à destination de la maison. Mais la laine de verre est difficile à mettre en place. D’une part car elle est très irritante, donc nécessite d’être totalement protégé pour la pose. De plus, elle est lourde (densité de 10,4kg/m3), donc ne peut être installée sur tous les toits.

  • La perlite expansée : la perlite expansée est de loin le plus cher des isolants naturels, puisqu’il s’achète à 150€/m². Mais elle est ignifuge, et résiste extrêmement bien au temps. Si elle n’a pas la meilleure résistante isolatrice à 0,040, elle est pourtant recommandée –avec une couche durcissante au dessus– pour l’utilisation sur un plafond de grenier non destiné à usage quotidien.

  • Le verre cellulaire : le verre cellulaire est un très bon isolant pour les terrasses ou toits plans, car il est très résistant. Il est assez coûteux (50€ le m² sans pose), et nécessite le plus souvent la pose d’un professionnel – notamment car il doit être posé sur une surface très régulière. Mais le résultat, si les plaques de verre cellulaire sont recouvertes de bitume, est excellent. Lambda de 0,039 à 0,052. Son isolation acoustique n’est pas exceptionnelle en revanche.

  • La mousse de polyuréthane : la mousse de polyuréthane est probablement le matériau isolant le plus simple à utiliser. C’est comme si vous posiez un matelas contre votre mur. Elle est donc légère et facile à découper, pour une bonne résistance thermique (de 0,025 à 0,030). Mais ces facilités ne doivent pas vous faire oublier que l’isolation doit être sans faille. Ainsi, la pose du scotch en aluminium comme jointure est indispensable. La mousse de polyuréthane se trouve à un prix assez modique, de l’ordre de 30€ le m² pour des épaisseurs intéressantes. Attention cependant à ses faibles capacités acoustiques.

  • L’argile expansée : l’argile expansée est un des modes de comblement des toits le plus intéressant, car elle permet d’isoler des parois par remplissage de granulés d’argile. Vous pouvez, tout comme la perlite expansée, en répandre sur le sol. Plus le diamètre des granulés est petit, meilleure est l’isolation. Mais l’argile n’est pas très efficace, puisque qu’elle a un lambda de 0,1 seulement ! Et ses qualités sonores sont négligeables. L’argile expansée sert donc surtout à combler des interstices importants entre différentes couches.